Le Moi

« Le moi est plus vaste que le narrateur qui dit je. Autour et en dessous de l’île de ce narrateur conscient de lui- même, s’étend un vaste océan d’inconscient fait de ce que nous ne savons pas ou que nous avons oublié.

Une vérité étonnante faîte de brume et de brouillard et de fantôme non reconnaisable de la mémoire et du rêve.

Une vérité qui ne peut être tenue de mes mains, car elle est toujours en train de s’envoler et de s’échapper, et je ne peux pas dire si c’est quelque chose ou rien. Je la poursuis avec des mots. Même si elle ne peut être capturée. Et parfois, de temps en temps, j’imagine que je m’en suis approchée. »

Siri Hustvedt « La femme qui tremble »

Courage

« Avoir le courage de changer ce qui peut l’être, accepter avec sérénité ce qui ne le peut pas et posséder le discernement nécessaire pour faire la différence entre les deux. »

inspiré de Reinhold Niebhur

Conte – L’âne au fond du puits

« Un jour, l’âne d’un fermier tomba dans un puits. L’animal gémit pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire.

Finalement, il décida que, l’animal étant vieux et le puits devant disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne. Il invita donc tous ses voisins à venir l’aider. Ils saisirent tous une pelle et commencèrent à enterrer l’âne dans le puits. L’âne, réalisant ce qui se produisait, se mit à crier terriblement. Puis il se tut.

Au bout d’un moment, surpris de ne plus entendre l’âne braire à la mort, le fermier regarda au fond du puits et fut bien étonné de ce qu’il y vit : à chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.

Ainsi, pendant que les hommes continuaient à lui jeter de la terre dessus, l’âne se secouait et montait sur le monticule de terre qui s’élevait progressivement. Bientôt, à la stupéfaction générale, l’âne fut hors du puits et se mit à trotter. »

conte « L’âne au fond du puits »

Équilibre

« Nous sommes des êtres de chair et d’esprit, d’émotion et de raison, et notre bien être se trouve dans la juste mesure : ni dans l’excès ni dans la privation. »

À méditer